Stop aux transports d'animaux vivants

Année après année, les conditions de transport et d’attente aux frontières pour les animaux ne s’améliorent pas. CIWF dévoile une nouvelle enquête sur les transports d’animaux vivants à la frontière turque. 4000 km de souffrance. Au lieu de les encourager, il est temps que la France interdise les exportations d’animaux vivants hors de l’Union Européenne.

10 jours d’enquête à la frontière turque

Chaque année, plus de 3 millions d’animaux sont exportés hors de l’Union Européenne, la Turquie étant la destination finale pour 320 000 d’entre eux. Bloqués à la frontière turque pendant plusieurs jours, ces animaux restent entassés dans les camions ayant servi à leur périple.

En août 2017, les enquêteurs de CIWF se sont rendus durant 10 jours à la frontière bulgaro-turque afin d’inspecter les camions chargés d’animaux européens. Leur récit dévoile les nombreuses infractions à la réglementation européenne 01/2005 : camions surchargés, systèmes d’abreuvement défaillants ou inadaptés, ventilation cassée, températures largement dépassées… Des souffrances atroces pour les centaines de milliers d’animaux transportés, auxquels il faut impérativement mettre un terme. Agissez et demandez la fin des exportations d’animaux vivants hors de l’UE.

De multiples infractions à la réglementation européenne

Nos enquêteurs ont vu des camions chargés de moutons ou de vaches, avec des plafonds si bas que le dos des animaux le touchait, ne laissant aucune marge aux animaux pour relever la tête. Des camions dont les systèmes d’abreuvement et de ventilation ne fonctionnent pas, et dans lesquels les températures dépassent largement les 35 degrés, limite maximale autorisée. Déshydratés, les animaux en viennent à boire dans la litière souillée d’excréments. Certains camions ont des cloisons mal conçues, les animaux s’y coincent les pattes, restant parfois bloqués ainsi durant tout le trajet, ou des bords tranchants sur lesquels ils peuvent se blesser. Les animaux malades ou blessés sont laissés à leur propre sort. Ceux succombant à leurs souffrances sont laissés tels quels au milieu de leurs congénères. Les enquêteurs ont trouvé dans les camions des animaux morts en état de décomposition, dévorés par les vers.

Les contrôles sont rares et non suivis de sanctions

Les contrôles touchent moins de 1% des transports. Les sanctions sont très rares, puisqu’il n’existe pas à ce jour de base légale pour sanctionner certaines des infractions au Règlement 1/2005. Ce règlement précise par exemple clairement l’obligation de décharger les animaux à intervalles réguliers pour une période de repos.  Cette obligation est pourtant souvent oubliée, faute de lieux disponibles aux frontières pour décharger les animaux.

Le poste de frontière disposait d'une voie dédiée aux animaux vivants afin d’accélérer les temps de trajet ; mais lors de notre enquête, il n’y avait pas d’employé pour la gérer. Les camions chargés d’animaux vivants devaient donc rester dans la longue queue sur la voie des contrôles standards. Les documents nécessaires pour que les animaux puissent passer la frontière sont souvent manquants ou incomplets, entraînant des retards importants pour les camions et leurs occupants. Les transports de ces animaux ne se comptent alors plus en heures mais en jours, enfermés dans les camions sans pouvoir sortir, en infraction complète avec la réglementation.

CIWF a transmis aux autorités concernées un rapport détaillé des infractions constatées, mais notre action ne peut s’arrêter là. Alors que la France a la ferme intention de reprendre ses exportations vers la Turquie, nous demandons la fin des exportations hors de l’Union européenne. Mobilisez-vous à nos côtés et interpellez Stéphane Travert.

SIGNER LA PETITION

Calvaire en mer

Entre 2013 et 2016, près de 10 millions de moutons et de vaches ont traversé la méditerranée. Des animaux épuisés, privés de suffisamment de nourriture, d’eau et de repos, entassés dans bateaux, parfois frappés lors des manipulations. Cette enquête dévoile la réalité de ces transports cauchemardesques. Agissez et demandez la fin des exportations d’animaux vivants hors de l’UE.

Lors de cette enquête menée par Animal Welfare Foundation entre 2014 et 2017, et diffusée en France par CIWF, 9 navires bétaillers ont été inspectés dont 4 agrées par la France. Les navires inspectés sont des car-ferries et cargos transformés pour transporter les animaux. Non adaptés, ils présentent de nombreux risques pour la sécurité et le bien-être des animaux : rampes de chargement et déchargement trop pentues, angles droits, éclairage inadéquat, ventilation et systèmes d’abreuvement défaillants, litière insuffisante ou de mauvaise qualité, enclos surchargés et manquant parfois de hauteur pour que les animaux puissent tenir leur tête droite… En vertu du Règlement (CE) 1/2005 ces navires n’auraient jamais dû être autorisés à transporter des animaux.

Des animaux malades, blessés, morts… et jetés par-dessus bord

Les trajets en bateau durent en moyenne entre 5 et 10 jours, parfois jusqu’à 15 jours. Il n’y a aucune limitation de durée ni de temps de repos. Les maladies respiratoires, liées à la forte densité, aux taux d’ammoniac élevés, aux fortes chaleurs et à l’humidité, sont fréquentes. Aucun vétérinaire, ni responsable de protection animale n’est présent à bord, pour assurer un minimum de surveillance et les soins d’urgence pour les animaux blessés.

Les plus affaiblis meurent pendant le trajet. Les animaux morts sont jetés par-dessus bord, après avoir été éventrés pour sombrer plus vite. Leurs boucles d’identification sont arrachées afin que l’animal ne puisse être reconnu s’il venait à s’échouer sur la côte.

La réglementation européenne est insuffisante, trop souvent violée et très peu contrôlée par la France. Faites entendre votre voix auprès de Stephane Travert et demandez-lui la fin des exportations d’animaux vivants hors de l’UE.

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Signez la pétition

Année après année, les conditions de transport et d’attente aux frontières pour les animaux ne s’améliorent pas. CIWF dévoile une nouvelle enquête sur les transports d’animaux vivants à la frontière turque. 4000 km de souffrance. Au lieu de les encourager, il est temps que la France interdise les exportations d’animaux vivants hors de l’Union Européenne.

10 jours d’enquête à la frontière turque

Chaque année, plus de 3 millions d’animaux sont exportés hors de l’Union Européenne, la Turquie étant la destination finale pour 320 000 d’entre eux. Bloqués à la frontière turque pendant plusieurs jours, ces animaux restent entassés dans les camions ayant servi à leur périple.

En août 2017, les enquêteurs de CIWF se sont rendus durant 10 jours à la frontière bulgaro-turque afin d’inspecter les camions chargés d’animaux européens. Leur récit dévoile les nombreuses infractions à la réglementation européenne 01/2005 : camions surchargés, systèmes d’abreuvement défaillants ou inadaptés, ventilation cassée, températures largement dépassées… Des souffrances atroces pour les centaines de milliers d’animaux transportés, auxquels il faut impérativement mettre un terme. Agissez et demandez la fin des exportations d’animaux vivants hors de l’UE.

De multiples infractions à la réglementation européenne

Nos enquêteurs ont vu des camions chargés de moutons ou de vaches, avec des plafonds si bas que le dos des animaux le touchait, ne laissant aucune marge aux animaux pour relever la tête. Des camions dont les systèmes d’abreuvement et de ventilation ne fonctionnent pas, et dans lesquels les températures dépassent largement les 35 degrés, limite maximale autorisée. Déshydratés, les animaux en viennent à boire dans la litière souillée d’excréments. Certains camions ont des cloisons mal conçues, les animaux s’y coincent les pattes, restant parfois bloqués ainsi durant tout le trajet, ou des bords tranchants sur lesquels ils peuvent se blesser. Les animaux malades ou blessés sont laissés à leur propre sort. Ceux succombant à leurs souffrances sont laissés tels quels au milieu de leurs congénères. Les enquêteurs ont trouvé dans les camions des animaux morts en état de décomposition, dévorés par les vers.

Les contrôles sont rares et non suivis de sanctions

Les contrôles touchent moins de 1% des transports. Les sanctions sont très rares, puisqu’il n’existe pas à ce jour de base légale pour sanctionner certaines des infractions au Règlement 1/2005. Ce règlement précise par exemple clairement l’obligation de décharger les animaux à intervalles réguliers pour une période de repos. Cette obligation est pourtant souvent oubliée, faute de lieux disponibles aux frontières pour décharger les animaux.

Le poste de frontière disposait d'une voie dédiée aux animaux vivants afin d’accélérer les temps de trajet ; mais lors de notre enquête, il n’y avait pas d’employé pour la gérer. Les camions chargés d’animaux vivants devaient donc rester dans la longue queue sur la voie des contrôles standards. Les documents nécessaires pour que les animaux puissent passer la frontière sont souvent manquants ou incomplets, entraînant des retards importants pour les camions et leurs occupants. Les transports de ces animaux ne se comptent alors plus en heures mais en jours, enfermés dans les camions sans pouvoir sortir, en infraction complète avec la réglementation.

CIWF a transmis aux autorités concernées un rapport détaillé des infractions constatées, mais notre action ne peut s’arrêter là. Alors que la France a la ferme intention de reprendre ses exportations vers la Turquie, nous demandons la fin des exportations hors de l’Union européenne. Mobilisez-vous à nos côtés et interpellez Stéphane Travert.

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Calvaire en mer

Entre 2013 et 2016, près de 10 millions de moutons et de vaches ont traversé la méditerranée. Des animaux épuisés, privés de suffisamment de nourriture, d’eau et de repos, entassés dans bateaux, parfois frappés lors des manipulations. Cette enquête dévoile la réalité de ces transports cauchemardesques. Agissez et demandez la fin des exportations d’animaux vivants hors de l’UE.

Lors de cette enquête menée par Animal Welfare Foundation entre 2014 et 2017, et diffusée en France par CIWF, 9 navires bétaillers ont été inspectés dont 4 agrées par la France. Les navires inspectés sont des car-ferries et cargos transformés pour transporter les animaux. Non adaptés, ils présentent de nombreux risques pour la sécurité et le bien-être des animaux : rampes de chargement et déchargement trop pentues, angles droits, éclairage inadéquat, ventilation et systèmes d’abreuvement défaillants, litière insuffisante ou de mauvaise qualité, enclos surchargés et manquant parfois de hauteur pour que les animaux puissent tenir leur tête droite… En vertu du Règlement (CE) 1/2005 ces navires n’auraient jamais dû être autorisés à transporter des animaux.

Des animaux malades, blessés, morts… et jetés par-dessus bord

Les trajets en bateau durent en moyenne entre 5 et 10 jours, parfois jusqu’à 15 jours. Il n’y a aucune limitation de durée ni de temps de repos. Les maladies respiratoires, liées à la forte densité, aux taux d’ammoniac élevés, aux fortes chaleurs et à l’humidité, sont fréquentes. Aucun vétérinaire, ni responsable de protection animale n’est présent à bord, pour assurer un minimum de surveillance et les soins d’urgence pour les animaux blessés.

Les plus affaiblis meurent pendant le trajet. Les animaux morts sont jetés par-dessus bord, après avoir été éventrés pour sombrer plus vite. Leurs boucles d’identification sont arrachées afin que l’animal ne puisse être reconnu s’il venait à s’échouer sur la côte.

La réglementation européenne est insuffisante, trop souvent violée et très peu contrôlée par la France. Faites entendre votre voix auprès de Stephane Travert et demandez-lui la fin des exportations d’animaux vivants hors de l’UE.

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La France doit cesser les exportations d’animaux vivants sur de longues distances

Merci de signer la pétition à l'attention de M. Travert, Ministre de l’agriculture et de l’alimentation