La Commission Européenne tourne le dos aux animaux

La fin de vie des animaux d’élevage, cachée derrière les murs des abattoirs, est le moment où ces animaux sont le plus vulnérables et ont le plus besoin d’être protégés contre les abus, la cruauté et la négligence. Pourtant c’est aussi à ce moment-là que les responsables politiques en Europe tournent le dos aux animaux.

CIWF évoque régulièrement avec la Commission Européenne cinq préoccupations majeures relatives à l’abattage, affectant des milliards d’animaux. Elle n’a jamais montré la moindre compassion.

  1. Chaque année en Europe, environ 1 milliard de poulets ne sont pas étourdis correctement avant leur abattage. Le choc électrique pour les étourdir n’aboutit qu’à les immobiliser, ils ressentent donc toute la douleur et la peur de l’abattage alors qu’ils sont encore pleinement conscients.
  2. Il est de plus en plus courant en Europe d’utiliser des concentrations élevées de gaz CO2 pour rendre les cochons inconscients avant l’abattage. Le gaz CO2 conduit à une sensation de brûlure puis de noyade et peut causer une douleur aiguë pendant environ 15 à 30 secondes avant que les cochons ne perdent conscience.
  3. Chaque année, plus de 2 millions d’animaux sont exportés vivants hors de l’UE. Ils sont envoyés dans des pays où ils ne bénéficient d’aucune protection juridique au moment de l’abattage. Beaucoup subissent un abattage déplorable et interminable.
  4. Chaque année en Europe, environ 1 milliard de poissons sont élevés et abattus, pour la plupart de façon inhumaine et illégale. La loi européenne exige de leur épargner toute souffrance évitable lors de l’abattage. Alors que des techniques permettent d’étourdir les poissons au moment de leur abattage, on laisse une grande majorité d’entre eux suffoquer, et ils sont abattus pleinement conscients, ce qui les fait terriblement souffrir.
  5. Il devient manifeste que de nombreux animaux en Europe, environ 18 % des moutons et 27 % des chèvres, ne sont pas abattus dans des abattoirs officiels. Cela signifie que leur abattage n'est pas soumis aux mêmes normes, et il est probable que ceux-ci soient abattus de façon inhumaine.

Nous avons écrit à la Commission au sujet de chacun de ces problèmes, pour qu’elle reconnaisse la situation à l’origine de nos préoccupations et qu’elle prenne les mesures qui s’imposent. Mais à chaque fois, nous avons été choqués et révoltés de l’indifférence totale de la Commission face à la souffrance des animaux. Il est absolument intolérable de laisser cette situation perdurer.

Rejoignez le combat et exigez que la Commission Européenne prenne des mesures drastiques pour mettre fin aux pratiques inhumaines d’abattage.

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Prenez à partie la Commission Européenne qui ne tient pas sérieusement compte de la souffrance des animaux lors de l’abattage.

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